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Maniérisme le diable

Le mot «diable» en grec ancien signifiait «qui désunit». Est-ce de cette désunion que nous parle Kim Doré dans son recueil Maniérisme le diable? On peut le penser en considérant que le maniérisme est un manque de naturel ou, en peinture, une exagération de certains détails. On peut lire dans la première partie, «Tout bas les chimères», le combat contre les illusions alors que dans la seconde, «Fleuves», «les faux diables à la fenêtre,/[sont] comme des ornements». À la fin, il reste une «réalité rugueuse à étreindre» (Rimbaud) et, à travers le naturel désarmant des magnifiques dessins d’enfants de la dernière partie intitulée «Araignées du soir», «il y a des ailes/qui dépassent». Avec des images très fortes, sa façon bien à elle de tordre le cou aux mots, Kim Doré signe ici un troisième livre remarquable.
Par Guy Marchamps, Clément Morin
Maniérisme le diable Kim Dore
Poetes De Brousse , 2008 Acheter
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