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L’Année de la mule

Après Nous serons sans voix, qui nous le faisait découvrir, et L’Étang noir, qui ré-explorait les territoires d’arrière-pays en nous rappelant parfois les mots d’André Breton pour la Gaspésie (Arcane 17), Benoît Jutras nous propose cinquante-deux semaines d’incantation, « une grammaire d’aube », un « sac d’orage », des films que l’on regarde quand « on pense air froid ». Nous nous trouvons devant un « collimage » glauque, organique, fabriqué avec des morceaux de rage, avec ces « poings qui vieillissent dans les replis de la grâce » et des extraits de la nature. L’Année de la mule est un trajet que l’on choisit pour se donner volontairement le vertige: c’est une langue, ce sont des mots qui « brûlent les ponts au-dessus du vide ». Nous y retrouvons ces canevas où les mots battent lentement la mesure et où, encore une fois, s’accumulent les images d’une force rare.
Par Jean-Philippe Payette,
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