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Gestes domestiques

«J’ouvre la porte de mon image comme si j’ouvrais les fenêtres aux somnambules». L’affirmation de soi, dans ce deuxième recueil d’Hector Ruiz, transpire de chaque page. Même si elle se déploie parfois sous l’angle de la fragilité, elle persiste à nommer, espérant trouver des repères. En lisant ses poèmes, j’imagine les souvenirs d’un passé affrontant des rêves d’avenir pour construire un présent habitable. Grâce à une habile poésie narrative se créé un univers de recherche par l’errance. On sent le désir d’effacer les distances du monde intérieur autant qu’extérieur, et d’abolir la douleur et les résistances par la révolte: «ma main plonge dans ma poitrine jusqu’au silence qui me dévore j’ai percé ma langue maintenant je renie ma race». Le fil est mince entre espoir et désespoir.
Par Ian Lauda, Le Fureteur
Gestes domestiques Hector Ruiz
Noroit (le) , 2011 Acheter
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