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Été de la compassion (L’)

Été 1948, Saint-Vallier-de-Bellechasse. Étienne Vendroux, alias David Itzig, un Juif de 22 ans, se raconte à Béatrice, la nièce de la « peddleuse » de fourrures chez qui il réside. À 12 ans, la fillette voit sa vie se transformer en profondeur ; ses premiers émois amoureux coïncideront avec une prise de conscience aiguë de la misère humaine. Avril 1935, Berlin. Les parents de David sont pris dans une rafle. Recueilli par un officier nazi qui lui promet de retrouver ses père et mère, l’enfant vit deux années d’enfer : séquestré et violé, seul un coup de chance lui permet d’échapper au pédophile lors d’une visite à Paris. Le garçon est adopté par un couple sans enfants qui, face à la menace de l’Occupation, l’expédiera au Canada. Dans ce livre porté par une langue belle et simple, la militante indépendantiste propose une relecture intimiste du nazisme et évoque la cause qui lui tient à tant à cœur. « Il n’y a pas de doute, ton peuple souffre d’un grave problème d’identité », dit David à sa jeune interlocutrice. Antisémitisme et indépendance n’ont certes rien en commun, mais L’Été de la compassion, en vrai roman initiatique, questionne profondément le thème de la prise en charge des destinées individuelles et collectives.
Par Hélène Simard, Les libraires
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