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Dégoût (Le)

Exilé depuis près d’une vingtaine d’années à Montréal où il enseigne, Edgardo Vega revient dans son Salvador natal pour assister aux funérailles de sa mère et toucher sa part d’héritage. Par un de ces hasards tellement commodes en littérature, il croise son vieil ami Moya sur la terrasse d’une brasserie et se lance dans une virulente diatribe sur son peuple et sa patrie qui laissera son compère sans voix. Sous-titré « Thomas Bernhard à San Salvador », ce premier roman de Moya traduit en français renvoie en effet à la manière du grand écrivain autrichien, sans pour cela imiter servilement son style. Véritable réquisitoire contre « le pire de tous, (…) le plus stupide, le plus criminel des pays » (dixit Vega) inspiré d’une rencontre authentique avec un vieux pote, le livre fournit au romancier salvadorien l’occasion de se livrer à une pénétrante radiographie des mœurs de ses compatriotes. Glacial et impitoyable.
Par Stanley Péan, Les libraires
Dégoût (Le) Horacio Castellanos Moya
Allusifs , 2003 Acheter
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