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Au piano

Après Je m’en vais (Goncourt 2000), Jean Échenoz nous revient encore une fois avec style. Dans Au piano, on suit à la trace Max Delmarc, un pianiste de concert angoissé, surveillé, condamné. Dans son sillage : des femmes de chair ou de souvenirs, de l’alcool coupable et beaucoup de musique. Et comme toujours chez Échenoz, on est mobile, on arpente Paris, ses rues, ses parcs, ses allées. Du boulevard des Italiens au Purgatoire (avec vue sur Paris), en passant par Iquitos en pleine jungle amazonienne, puis retour sur Paris, en « zone urbaine » toujours, le pianiste d’Échenoz est en cavale, en mouvance perpétuelle. Il s’anime sous nos yeux avec cette prose légèrement ironique et détachée, ces phrases absolument parfaites qui ont fait la marque de leur auteur depuis vingt ans déjà. On referme le livre avec dans les yeux une lueur de curiosité étrange : qui sont ceux qui nous entourent ? C’est la redoutable et équivoque manière Échenoz. Et on en redemande.
Par Christian Desmeules, Pantoute
Au Piano Jean Echenoz
Minuit , 2003 Acheter
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