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Jacques Côté exprime son attachement pour les libraires

Jacques Côté exprime son attachement pour les libraires

Par Jacques Côté, publié le 17/12/2008

Avec Le rouge idéal, Jacques Côté a réussi l’exploit de mettre Sainte-Foy sur la carte du crime. Cette banlieue tranquille de Québec est pourtant un lieu propice pour basculer dans l’univers du noir, qui côtoie si bien le nôtre. Les policiers et les criminologues font office de messagers entre les deux. L’auteur est fasciné par leur métier se situant au carrefour de plusieurs sciences, tellement qu’il a publié une biographie du médecin-légiste Wilfrid Derome, un pionnier dans son domaine. Son duo d’enquêteurs Denis Duval et Louis Harel en est à sa quatrième aventure dans Le chemin des brumes, publié aux éditions Alire.

J’aime beaucoup le mot «indépendant» accolé à celui de «libraire». À notre époque de démesure, ces librairies mènent un rude combat contre des concurrents obèses et affamés. Elles résistent à la tentation de la «Wal-Mardisation» du livre. Je suis d’ailleurs toujours ahuri quand je vois mes livres à côté d’un séchoir à cheveux, de suppléments alimentaires ou de piles Duracell. Ils ont l’air moins attirants avec cette odeur de médicaments ou de tondeuse à gazon, selon les lieux. Car un livre n’est attrayant que dans une vraie librairie où l’on sent le papier et l’encre encore frais. Le succès du livre est tributaire d’une série de circonstances. La chaîne va du travail d’édition à la distribution en passant par les fantassins de première ligne que sont les libraires. Souvent diplômés en lettres, ces opussivore-rex, qui ne se plaignent jamais de leur salaire, sont les alliés des auteurs. Combien de fois ai-je entendu mon éditeur ou un lecteur me rapporter le bon mot qu’avait dit un libraire sur l’un de mes ouvrages, la place qu’on lui avait réservée sur un présentoir! Avec ces dizaines de milliers de publications, il n’est pas évident pour un livre de s’afficher en librairie et de se démarquer. C’est lors d’un dîner organisé par un éditeur au Musée national des beaux-arts du Québec que j’ai eu l’occasion de rencontrer pour la première fois des libraires qui connaissaient mon travail. J’ai vite compris qu’ils n’étaient pas que des dépositaires de livres ou des «colleux» de coups de cœur sur les jaquettes. Et cet amour du livre se transmet à travers les pages du libraire, qui fête ses dix ans. Bon anniversaire! Longue vie et merci pour le temps que vous prenez à parler de nous!

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