Articles

Littérature jeunesse

Les libraires - Numéro 96
Rentrée 2016 : Littérature jeunesse

Rentrée 2016 : Littérature jeunesse

Par Josée-Anne Paradis, Les libraires, publié le 30/08/2016

Êtes-vous du genre curieux, aventureux ou romantique lorsque vous lisez? En ouvrant un livre, préférez-vous plonger dans la nostalgie, les sciences ou l’enfance? C’est justement en se basant sur les types de lecteurs que nous avons orienté notre dossier de la rentrée littéraire 2016, afin de vous aider à vous retrouver parmi nos 521 (oui, oui!) suggestions. Pour les dates exactes de parutions et pour d’autres découvertes, comme toujours, vous êtes attendus chez votre libraire indépendant. Et on vous invite fortement à y faire un tour puisque, bien entendu, nos sélections ne sont pas exhaustives et ne présentent que des livres qui paraîtront entre le 15 août et la mi-octobre; pour les autres auteurs attendus, il faudra donc nous suivre dans notre prochaine édition!

Bref, peu importe le type de lecteur que vous êtes, nous espérons que ce dossier vous en mettra plein la vue!

À surveiller

1re avenue
Émilie Rivard (Espoir en canne)
Si vous ne connaissez pas encore Émilie Rivard (Ma vie autour d’une tasse John Deere), il faut vite remédier à cela : en littérature pour ado, elle a la cote grâce à son ton aussi drôle que touchant. Dans 1re avenue, on plonge avec Laura dans son « break de vie », alors qu’à 20 ans, elle décide de tout quitter, d’emménager chez de nouveaux colocs et de vendre des poudings (!) dans le quartier le plus coloré de Québec : Limoilou. C’est beau, c’est bon, c’est vrai : c’est à lire absolument!

 

Petit pois
Davide Cali et Sébastien Mourrain (Comme des géants)
Petit pois est tout petit. Vraiment petit. Mais cela ne l'a jamais empêché de vivre pleinement son enfance. Du moins, jusqu'à ce qu'il arrive à l'école et découvre un monde beaucoup trop grand pour lui. Avec ingéniosité, le duo Cali-Mourrain prouve à quel point les seules limites qui existent sont celles que l'on s'impose soi-même. Un aller simple pour le monde merveilleux de l'imagination, doté d'une finale fantastique. 

 

Le dragon qui mangeait des fesses de princesses
Dominique Demers (Dominique et compagnie)
Ce qui est bien avec Dominique Demers, c’est qu’elle a le tour de nous parler de fillette forte, intelligente et débrouillarde, brisant ainsi les stéréotypes. Ici, c’est l’histoire d’un dragon glouton qui ne mange que les popotins royaux. Oui oui, vous avez bien lu. Mais voilà qu’un jour, il fait la connaissance de Juliette, une petite qui sait cuisiner et sauvera ainsi sa peau.

 

La peine de Sophie-Fourire
Nadine Poirier et Amélie Dubois (Les 400 coups)
Lorsque sa mère est partie pour toujours, il semble qu’elle ait emporté avec elle le rire de Sophie. La petite devra donc comprendre ce qui bloque en elle, avant de pouvoir continuer à rigoler comme avant. Ce texte qui arrachera des larmes aux adultes sera utile pour aborder la question de la mort ou de la perte avec l’enfant, qui sera attiré par les illustrations vaporeuses et dynamiques.

 

Les Liszt
Júlia Sardà
 et Kyo Maclear (La Pastèque)
Dans cette famille qui porte bien son nom, tout le monde fait des listes, tout le temps, sur tout, que ce soit pertinent ou non. Mais quand tout est noté, prévu, où trouve-t-on la beauté de l’inattendu? Le lecteur se perdra, amusé, dans les illustrations qui captent immédiatement le regard et qui complètent admirablement le texte. Un petit bout d’art à ajouter à sa bibliothèque.

 

 

Même pas vrai
Larry Tremblay et Guillaume Perreault (La Bagnole)
C’est l’histoire d’un petit garçon très attachant qui pose beaucoup de questions, à lui-même et autour de lui, sur le sens des choses et de la vie. Ce texte prouve que les réponses des adultes sont parfois absurdes, et que les questions des enfants sont souvent de petites perles qui font sourire. Les illustrations, quant à elle, qui composent une œuvre entre album et BD, rappellent le rendu du livre Le voleur de sandwichs. Un ouvrage à ne pas manquer.

 

 

Pour les lecteurs philosophes
Lorsque l’on est jeune, on voit parfois la vie sous un angle différent. Louis Émond arrive justement avec La belle histoire d’une vieille chose (La bagnole, illustrations de Steve Adams), à montrer aux lecteurs que ce qui vieillit, que ce soit une voiture ou une personne, a toujours au fond de lui ce désir de vie, ce sentiment de jeunesse. Le nouvel opus de Simon Boulerice, un roman pour les 11 ans et plus chez Bayard, raconte l’histoire d’un garçon à qui on prédit la mort un an plus tard. Les onze ans fulgurants de Pierre-Henri Dumouchel est ainsi l’épopée d’un téméraire qui entreprendra tout ce qui, selon lui, aurait fait de lui un homme : le mariage avec la nouvelle fille du quartier, l’emploi d’astronaute, le divorce, la retraite… Sous les images fortes de Boulerice, on retrouve un sage et poétique discours sur la mort, le deuil, la vie… Dans Petite touche de Frédéric Clément (Albin Michel), les jeunes de plus de 3 ans découvriront la touchante et poétique rencontre entre une petite fille aveugle et un oiseau sans voix.

À lire aussi :
Le yoga c’est pour moi de Susan Verde et Peter H. Reynolds (Shcolastic)
Les Groneuneux de Michaël Escoffier (Frimousse)
Mon premier livre de yoga du rire de Louise St-Pierre et Sylvie Dagenais-Douville (Dominique et compagnie)

 

Pour les lecteurs fidèles
Quand on parle de fidélité à un auteur, on pense assurément à cette horde de fans qui suit immanquablement, année après année, Élise Gravel. Cette saison, elle donne à ses admirateurs plusieurs raisons de s’impatienter puisque l’on attendra Une patate à vélo (des histoires impossibles, à La courte échelle), Les coquerelles (dans la série de documentaires cocasses des « Petits dégoûtants » de La courte échelle), Ada, la grincheuse en tutu (l’aventure d’une petite bougonne qui troquera les cours de ballet qu’elle déteste pour des cours de karaté, à La Pastèque), Comment ça va? Dessinons nos émotions! (un guide d’activités pour comprendre et nommer ses émotions, chez Scholastic) et N’importe quoi! (le petit cahier noir de l’illustratrice, aux 400 coups, où en plus de 100 pages on découvre ce qu’elle gribouille sans filtre le soir venu!). Autre vedette québécoise en littérature jeunesse : Marianne Dubuc qui, avec ses crayons de bois, crée des univers invitants. Dans Je ne suis pas ta maman (Comme des géants), un écureuil fait la rencontre, sur le pas de sa porte, d’une créature poilue qui le confond avec sa mère. Que fera-t-il avec ce nouveau venu? La série qui fait fureur revient avec Juliette à Québec (Hurtubise). L’auteure Rose-Line Brassetnous entraîne ainsi chez elle, pour nous faire découvrir l’histoire, l’architecture et le Carnaval de la Vieille Capitale. En prime, une enquête de Juliette et ses amies à propos d’un étrange nouveau venu… Chez FouLire, c’est le retour des séries qui font craquer les jeunes. On plongera donc dans On va camper, Marie-P de Martine Latulippe, mais aussi dans deux nouvelles histoires de la série « Zak et Zoé » de François Gravel. De ce même auteur, on plonge une seconde fois dans la vie secrète des animaux avec Les vacances alors qu’avec Johanne Mercier on retrouver Gangster, dans une troisième aventure qui s’annonce tout aussi ironique et délicieuse que les précédentes. Alain M. Bergeron, fidèle au poste, nous propose cet automne plusieurs ouvrages dont une BD, avec Fil et Julie, inspiré du Chat-Ô en folie. Et, pour réunir tous ces auteurs, on aura droit au tome 3 de La bande des quatre!

De l’autre côté de l’Atlantique, Agnès de Lestrade comblera ses nombreux fans avec plusieurs livres, dont le prometteur Ma mère est un hamster (Talents hauts) qui traite de la voisine, une sorcière selon les dires et observations de Bahia; La boutique des objets perdus (Alice) pour les 4 ans et plus; Le garçon d’à-côté (Milan), qui traite d’autisme Asperger et Est-ce que la lune a peur du noir, un joli album poétique qui aborde ces questions sans réponse, le tout illustré par le Québécois Benoit Tardif. Chaque nouveau livre de Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel, mettant en vedette Émile, personnage chouchou, mérite mention. Cette année, c’est Émile fait l’aventure (Gallimard) qui nous ravira! De plus, c’est le retour de ce personnage tant aimé dans Le loup qui avait la tête dans les nuages par Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier (Auzou)!

À lire aussi : André est débordé d’Ashley Spires (Scholastic)
Les crayons rentrent à la maison de Drew Daywalt et Oliver Jeffers (L'école des loisirs)
Gaya et le petit désert de Gilles Vigneault (avec Louis-Jean Cormier, Daniel Lavoie, Richard Séguin, etc.) (La montagne secrète)
Un vrai vol! de Christiane Duchesne (Boréal)
J'ai perdu... de Robert Soulières et Geneviève Desprès (Isatis)

  

Pour les lecteurs visuels
L’album 752 lapins (Les 400 coups), c’est l’histoire, signée François Blais et magnifiquement illustrée par Valérie Boivin, d’une princesse qui se consacre entièrement à son clapier, mais qui perd malheureusement un lapin. Les dessins, de couleurs grasses et appliquées avec soin, voleront la vedette en ajoutant plusieurs éléments et pistes de lecture à l’histoire, déjà originale. Dans un tout autre style, mais créées avec autant de talent, les illustrations d’Enrique Quevedo dans À la tombée de la nuit (La courte échelle) sont absolument à découvrir. Elles mettent en scène, sous des traits noirs, précis, texturés et fins, des astuces pour que cohabitent harmonieusement monstres et enfants. Hautement récompensé, l’auteur d’origine espagnole fait enfin son entrée dans le milieu littéraire francophone. Et ce sera une entrée remarquée. Pour découvrir l’univers des dragons dans une splendeur et une douceur rarement mises en image, il faudra plonger dans l’album Fils de dragon de Sébastien Pérez et Justine Brax (Albin Michel). Le nouvel album de Fred Bernard et de François Roca, Le fantôme du cirque d’hiver (Albin Michel), marquera les vingt ans de collaboration du duo (notez qu’un livre-anniversaire paraît également pour rendre hommage à son œuvre). Ce sera l’histoire d’un singe et d’un perroquet, à la recherche d’un fantôme.

 

Pour les lecteurs altruistes
Avec Au-delà de la forêt (Comme des géants), Nadine Robert et Gérard DuBois offrent un album où l’on découvre un village entier qui se serre les coudes pour découvrir ce qu’il y a au-delà de la forêt sombre, dont on raconte que les loups, les ogres et les blaireaux géants dominent. Avec l’adresse de l’auteure et le style agréablement suranné de l’illustrateur, cet ouvrage incitera les jeunes à travailler en communauté et à dépasser leurs peurs. Pour parler d’itinérance et de pauvreté, on se tournera vers le roman Le mur de feu de Myriam de Repentigny et Guy Pratte (Soulières). Autre sujet à aborder avec une ouverture certaine : l’immigration et l’aide internationale. Jacques Goldstyn le fait avec brio dans Azadah (La Pastèque), un album qui raconte la belle rencontre entre une jeune fille d’un pays du Moyen-Orient et une photographe occidentale, laquelle doit maintenant retourner chez elle. Pour aimer les autres, rien de mieux que les comprendre : avec Michel Noël, on plonge dans Les Métis et Les Inuits, deux documentaires fort bien faits et bien illustrés, chez Auzou. Toujours dans la thématique de Premières nations, on plongera dans le récit initiatique Le masque amérindien d’Alexandre et Mathieu Vanasse (Planète rebelle, avec CD) qui, grâce à la fiction, nous apprend les traditions ancestrales.     

À lire aussi : La vie de mon quartier. Un regard sur ma communauté de Scot Richie (Scholastic)
Lisa et Nouh de Catherine Macé (Alice)
Nathan apprend autrement : la dyslexie de Danielle Noreau (Dominique et compagnie)
Code orange de Muriel Kearney (Soulières)
La légende du carcajou de Renée Robitaille (Planète rebelle)

 

Pour les lecteurs qui n'ont pas froid aux yeux
L’aventure est assurément au rendez-vous chez Soulières éditeur dans l’ambitieux projet L’Heptapol de Stéphane Achille (Soulières). Dans cette dystopie déclinée en trois tomes, on découvre Frédérique, courageuse et fonceuse, qui évolue dans un monde où tout est régi par les « Lois » et des « Conséquences », un monde contrôlé entièrement par l’entreprise privée, tuant ainsi toute individualité. Le premier tome, Le code, est à la hauteur de l’ambition. Si vous aimez les histoires de peur, La guillotine (Québec Amérique) signée Véronique Drouin, pourrait vous plaire. Dans le but d’écrire un article percutant, quatre jeunes universitaires s’invitent dans une maison damnée dont la réputation est tout sauf invitante. Ce qu’ils y découvriront ne sera certes pas ce à quoi ils s’attendaient, mais aura de quoi nourrir leurs cauchemars…

À lire aussi : Dans la baignoire. Le gardien des soirs de bridge (t. 2) d’Annie Bacon (Druide)
Lâchez les chiens! d’André Marois (Bayard)
La maison du silence de Laurent Chabin (Hurtubise)
Peur bleue : le Parc de la Terreur de Sylvain Duchêne (De Mortagne)
La voleuse de citrouilles de Lyne Vanier (Pierre Tisseyre)

 

Pour les lecteurs rêveurs
Mélange entre Max et les Maximonstres et Le bon gros géant, Les caprices de Pustule (Bayard) de Mika promet, avec cette étonnante aventure d’un petit garçon qui découvre un monstre sous son lit. Leur marché? Pustule le monstre racontera chaque soir des histoires à Jules pour l’endormir si ce dernier le nourrit de bonbons. Mais un jour, Pustule invite Jules au pays des monstres… Et, tant qu’à être dans la thématique des monstres, tournons-nous vers le petit bijou écrit par l’astronaute Chris Hadfield intitulé Plus noir que la nuit (Scholastic). Terry et Eric Fan sont les plus que talentueux illustrateurs aux commandes de cette histoire qui pousse à rêver à l’impossible. Inspiré de l’enfance de l’auteur, on y raconte cette nuit historique de juillet 1969 où il assista à l’alunissage d’Apollo 11, lui faisant prendre conscience de ce que le noir et la nuit pouvaient contenir de fascinant, et non d’épeurant. Et qui dit « rêve » ne parle pas uniquement en termes onirique et dit aussi aspiration! Dans Justine, chevalière (Québec Amérique), Émilie Rivard nous présente une drôle d’enseignante, un peu magicienne à ses heures. À ses côtés, chaque élève devient qui il veut et c’est ainsi que Justine deviendra… chevalière! 

À lire aussi : Dans la peau des autres de Paul Roux (Bayard)
Scaraboy de M.G. Leonard (Seuil jeunesse)

 

Pour les lecteurs qui aiment rire
Hymne à l’acceptation de nos différences, Poils aux pattes (Ingrid Chabbert au texte et Bérangère Delaporte aux crayons de bois et à l’aquarelle, Les 400 coups) présente une grenouille aux pattes poilues. Triste qu’on se moque d’elle, elle part en solitaire, mais rencontre alors un crapaud « rose pétard ». L’un et l’autre formeront ensemble le couple le plus original et le plus fort qui soit, et ils s’aimeront tels qu’ils sont. Tant pis pour les autres! Caroline Merola, l’illustratrice derrière les petites vaches colorées qui font la marque de Soulières éditeur, publie pour sa part Qu’est-ce qui cloche? (Bayard), un superbe album qui fera rigoler les lecteurs grâce aux intrusions inusitées de personnages qui n’ont rien à voir dans les images! C’est comme un cherche-et-trouve, où l’on se surprend de découvrir ce qui est à trouver! Avec Quels drôles de pieds! (Scholastic), Sandra Markle et Howard Mcwilliam nous font quant à eux découvrir les particularités des pieds des animaux, dans une formule dynamique, attrayante et rigolote. Assurément, ce documentaire fera rigoler les petits curieux. Virginy L. Sam, l’auteure de Journal d’une peste fait paraître La première de la classe est une extraterrestre, un album qui met en lumière, de façon rigolote, la différence entre un bon élève et un élève normal. Un coup de cœur, grâce à ses traits noirs forts et ses couleurs marquées : Gros gâté (Scholastic), du talentueux Jeremy Tankard, qui revient avec cet anti-héros d’oiseau pourtant attachant. Cette fois, le bougon demande une collation IMMÉDIATEMENT! Pour les lecteurs de 9 ans et plus, la nouvelle série « Wondercat » d’Audren (Albin Michel) met de l’avant un chat bleu qui communique grâce aux écrans (téléphone, télévision, ordinateur) avec la famille qui l’a adopté. Hilarant!

À lire aussi : Opération nez perdu de Lili Chartrand (Bayard)
Sans pause publicitaire d’Émilie Rivard (Bayard)
Tous les mots qui n’existent pas d’Escoffier et Maudet (Frimousse)

Pour les lecteurs matures
La branche jeunesse de la maison Leméac a toujours de quoi sustenter le lecteur. Cette saison, les auteurs se voleront mutuellement la vedette, à commencer par le libraire et auteur Patrick Isabelle qui, avec Nous, nous entraîne de l’autre côté de la médaille de l’histoire d’Eux, c'est-à-dire du côté des bourreaux… Ensuite, Simon Boulerice, qui a fait fureur avec Jeanne Moreau a le sourire à l’envers, récidive avec L’enfant mascara, l’histoire d’un crime homophobe traité avec le tragique et la poésie qu’on lui connaît. Puis, la saison ado de Leméac se conclura avec Jean-François Sénéchal et son Boulevard jeunesse, l’histoire d’un garçon de 18 ans qui sera rudement mis à l’épreuve de la vie lorsque sa mère l’abandonnera à son sort, afin qu’il se débrouille enfin seul. Le boulevard du titre est celui qu’il arpentera, celui d’un milieu populaire où il se découvrira une nouvelle famille. De son côté, l’auteure Johanne Gagné nous invite dans la vie de Mathilde, une jeune de 18 ans en quête de repères qui a quitté sa demeure et qui vit, temporairement, dans sa voiture… Elle dénichera finalement un boulot dans une librairie, d’où le titre, Le parfum des livres (Bayard). Il faudra également porter une attention particulière au prochain Lisa Moore, traduit par Fanny Britt, qui s’intitulera Flannery, du nom de sa protagoniste de 16 ans. Cette dernière, secrètement amoureuse de Tyrone depuis la maternelle, est à un point de sa vie où tout semble basculer, autant avec sa famille que dans ses amours et qu’avec sa meilleure amie. Assurément, un roman nuancé et pas « gnan-gnan ». La plume toujours aussi habile de Samuel Champagne nous entraîne dans Quand le destin s’en mêle (De Mortagne), une histoire d’amour entre une Québécoise de 17 ans en voyage à Londres et le bassiste d’un groupe de musique populaire. Ils ne connaissent ni leur passé ni leur bagage, mais laisseront la chance au destin...

 

Pour les lecteurs qui fuient le réel
En littérature jeunesse, Denis Côté persiste et signe. Ceux qui auront grandi avec « Les Inactifs » seront ravis de découvrir sa nouvelle série, « Les Cybernaufragés » (Bayard), dont le premier titre, L’enfer de glace, propulse deux étudiants, grâce à une technologie immersive, dans l’univers d’un roman. Ils se retrouveront ainsi en plein cœur du froid polaire, sur un vieux bateau menacé par Frankenstein… Dans la collection Zèbre de Bayard, on découvrira Télépathe de Geneviève Lamothe, un roman qui flirte entre le polar et le paranormal, alors que la protagoniste, 13 ans, entend les pensées de ses amis… Du côté étranger, on attend un nouveau Charlotte Bousquet, Sang-de-lune (Gulf Stream), qui aborde l’émancipation de la femme à travers une dystopie qui met de l’avant des mariages forcés. Deux jeunes filles tenteront de fuir leur société, mais pour s’échapper de cette terreur, il faudra vaincre plusieurs épreuves.

À lire aussi : Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage d’Annie Bacon (Bayard)
Un orc nommé Bâtard d’Ukko (Alice)
Quête d'automne de Terie Garrison (ADA)

 

Pour les lecteurs en crise d’ado
L’adolescence commence toujours plus tôt que ce à quoi on s’attend! Amour et rebellions s’entre-déchirent alors en alternance. Ce sont les thématiques que l’on retrouvera dans Un journal pour deux de Robin Mellom et Lindsey Leavitt chez La Martinière jeunesse, où deux amies réaliseront tranquillement ce qui les sépare. Dans Hackers (t. 1) d’Isabelle Roy chez Hurtubise, on découvre un jeune de 16 ans, contraint de déménager chez sa mère et de changer d’école. Il sera question, comme le titre l’annonce, des méandres du piratage. Annie Dubreuil revient en forme avec La dérive du cornichon (Hurtubise), où Damien, 16 ans, qui a enfin conquis sa belle, espère passer avec elle des heures douces lors d’une fin de semaine en ski. Mais qui dit Damien, dit pépin! Et notons la sortie du troisième tome de « Zazie », de Marie-Renée Lavoie chez Hurtubise, qui s’annonce tout aussi palpitant que les précédents. Chez de Mortagne, on abordera les relations sexuelles douloureuses dans Comme un coup de poignard d’Ariane Charland et l’hyperphagie dans Moi j’mange! de Joanie Godin. La sexologue Maryse Peyskens fait son entrée chez Dominique et compagnie avec une nouvelle série qui parle de la sexualité des jeunes, sous forme de romans. Tout pour plaire ouvrira le bal.

À lire aussi : Ma vie de grand et parfait génie incompris de Stacey Matson (Scholastic)
Les garçons ne sont pas tous des crapauds de Barbara Dee(La Martinière)

 

Pour les grands lecteurs en devenir
Se lancer dans la lecture de son premier vrai roman est toujours un événement. Chez Dominique et compagnie, on l’a compris et on propose notamment Tristan au pays des géants (l’histoire d’un jeune qui arrive dans une nouvelle école, s’y sent petit et… devient littéralement petit!) d’Étienne Poirier et la série « Zombinette », de la scénariste Sylvie Payette, qui parle de différences à travers la métaphore des zombies. Chacun sa fenêtre pour rêver de Pierre Labrie (Soulières) invitera dans l’univers de la poésie les nouveaux lecteurs. Phrases simples, images fortes, illustrations à l’appui : le trio idéal. Les 8 ans et plus pourront se régaler de La mascotte de la bibliothèque d’Andrée-Anne Gratton (Soulières) : l’histoire de Bibi la biche qui a mystérieusement quitté le terrain de l’école…

Partager cet article
Commenter sur facebook
  1. Accueil
  2. Articles
  3. Littérature jeunesse
  4. Rentrée 2016 : Littérature jeunesse