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Littérature étrangère

Les libraires - Numéro 111
Les grands noms de la rentrée hivernale

Les grands noms de la rentrée hivernale

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 04/02/2019

1. Dave Eggers / Les héros de la frontière (trad. Juliette Bourdin), Gallimard,
398 p., 41,95$
Josie, 40 ans, mère de deux jeunes enfants, en a assez. Elle quitte son travail et part en caravane avec ses enfants pour un périple en Alaska. À travers cette quête de sens, elle fera la rencontre d’étonnants personnages, mais le réconfort ne sera pas nécessairement au rendez-vous. L’auteur derrière Un hologramme pour le roi et Le cercle met en scène une héroïne dépassée à la recherche d’elle-même, de sa place dans le monde et du sens de la vie.

 

2. Bernhard Schlink / Olga (trad. Bernard Lortholary), Gallimard, 272 p., 32,95$
À la fin du XIXe siècle, Olga vit chez sa grand-mère, coupée de la modernité, souhaitant devenir enseignante. De son côté, Herbert, fils d’un riche industriel, rêve de grandeur et de servir sa patrie. Ils seront amis, puis amants avant que Herbert parte en expédition en Arctique, la laissant sans nouvelles. La vie d’Olga sera aussi ébranlée par la Première et la Deuxième Guerre. Olga raconte toute son histoire à un jeune homme alors qu’elle se trouve à la fin de sa vie, une vie éprouvée par le temps et l’époque, une vie jalonnée de sacrifices.

 

3. Éric-Emmanuel Schmitt / Félix et la source invisible, Albin Michel, 188 p.,
24,95$
Fatou, la mère de Félix, 12 ans, a sombré dans une dépression, elle qui était toujours enjouée et heureuse. Félix veut retrouver sa véritable mère, celle qui aimait la vie. Son oncle pense que l’esprit de Fatou s’est envolé. Cette quête mènera Félix en Afrique, dans le village natal de sa mère où il tentera de comprendre les mystères de la vie, sa part intangible. Dans cette ode à l’amour d’un fils pour sa mère, l’auteur évoque un univers semblable à Oscar et la dame rose.

 

4. Céline Minard / Bacchantes, Rivages, 112 p., 25,95$
Céline Minard signe un roman intrigant et déstabilisant qu’il faut dévorer d’un souffle pour se laisser happer par le rythme effréné. Depuis plus de deux jours, la brigade de Jackie Thran encercle la cave à vin la plus sécurisée de Hong Kong, qui se trouve au sein d’anciens bunkers de l’armée anglaise. Trois braqueuses déjantées s’y sont introduites, gardant en otage l’incroyable quantité de vin entreposé valant près de trois cent cinquante millions de dollars. Comment ont-elles réussi leur coup? Et que souhaitent-elles?

 

5. Philippe Claudel / Compromis, Stock, 160 p., 29,95$
Cette pièce mordante explore l’amitié et les compromis que cela exige parfois. Deux amis de 30 ans, un comédien et un dramaturge, tous les deux plutôt mauvais : l’un vend son appartement et l’autre est là pour faire bonne figure devant l’acheteur. Ils discutent en attendant ce dernier, mais après les rires viennent les reproches, ce qui fait que l’acheteur assiste à une discussion plutôt houleuse lors de son arrivée.

 

6. Karl Ove Knausgaard / Mon combat (t. 5) : Comme il pleut sur la ville (trad. Marie-Pierre Fiquet), Denoël, 832 p., 52,95$
Ce colossal cycle autobiographique de Knausgaard se poursuit avec cet avant-dernier volet dans lequel il revient sur ses 20 ans et les débuts de sa vie adulte. Il s’installe alors à Bergen pour étudier à l’Académie d’écriture. Ses grandes ambitions littéraires se heurtent à la réalité et ses illusions s’étiolent. Humilié par ses échecs, il fuit dans l’alcool. Puis, il renonce à l’écriture pour se tourner vers la critique littéraire.

 

7. Michel Houellebecq / Sérotonine, Flammarion, 352 p., 34,95$
Chaque parution de Houellebecq est un événement. Ce roman ne fait pas exception. On retrouve son mordant et son regard acéré. Encore une fois, toujours dans l’air du temps, il interroge la solitude de l’être humain et le déclin de la société. Ici, un ingénieur agronome de 46 ans est affligé par la tristesse. Il survit grâce à un médicament, qui stimule la production de sérotonine. Mais il a envie de renoncer, de fuir.

 

8. Philippe Besson / Un certain Paul Darrigrand, Julliard, 216 p., 27,95$
À la fin des années 80, Philippe, âgé de 22 ans, étudie le droit à Bordeaux où il fera la rencontre de Paul, de qui il tombe amoureux, même si ce dernier est marié à une jeune femme. Alors que leur amour doit se vivre à l’ombre, Philippe tombe malade, le désir et la souffrance se côtoient. Après Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson plonge à nouveau avec mélancolie et sensibilité dans le récit de ses amours de jeunesse, au cœur d’un amour impossible et de la construction de soi.

 
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