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Littérature étrangère

Les libraires - Numéro 98
Ces hommes qui grimpent, construisent et parfois tombent…

Ces hommes qui grimpent, construisent et parfois tombent…

Publié le 12/12/2016

À la rédaction, il nous arrive de découvrir des petits trésors de lecture sur le tard. Ces livres, qui ont accumulé injustement la poussière au coin du lit, méritent de prendre leur revanche.

Michel Moutot est reporter à l’Agence France Presse. À la lecture de ce roman – son tout premier –, il ne fait aucun doute qu’il a la plume journalistique et qu’il sait en user avec brio, notamment pour ses descriptions précises et son vocabulaire adroit. Derrière cette écriture, on devine – sans pourtant le sentir – le travail monumental qu’a dû être la recherche pour cet ouvrage fouillé, percutant. Mais de quoi cela parle-t-il? Des ironworkers, ces hommes qui défient les hauteurs pour travailler au sommet des plus hautes constructions d’Amérique.

De génération en génération, à coup de chalumeau et bien soutenu dans les harnais, le clan des Mohawks a ainsi bâti l’Amérique. Si le roman s’ouvre sur le 12 septembre 2001, à New York, dans une scène aussi terrible que grandiose – soit celle de l’opération d’urgence formée par des ironworkers pour aller maîtriser l’acier des Twins Towers qui s’effondrent sur elles-mêmes – racontée par un Mohawk monteur d’acier de troisième génération, il n’en demeure pas moins qu’il dresse un portrait d’une décennie entière de ces vaillants travailleurs amérindiens. Avec des allers-retours dans le passé, des portraits détaillés de ce peuple et de cette fausse croyance comme quoi ceux qui en sont issus n’auraient pas le vertige, on traverse le territoire, allant de Kahnawake à Montréal, tout en passant par Québec et la Grosse Pomme. Un hommage à ce peuple de bâtisseurs, resté trop longtemps dans l’ombre.

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