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Hommage à Anne Hébert

Hommage à Anne Hébert

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 14/06/2016

« La poésie ne s’explique pas, elle se vit.
[…]
Et moi, je crois à la vertu de la poésie,
je crois au salut qui vient de toute parole juste,
vécue et exprimée. Je crois à la solitude rompue
comme du pain par la poésie. »
-Anne Hébert, « Poésie, solitude rompue »

En 2016, Anne Hébert aurait eu 100 ans. Pour l’occasion, les éditions Fides publient un album, présenté et rédigé par Bernard Chassé et Nathalie Watteyne, qui retrace les grands moments de la vie de l’écrivaine et qui lui rend hommage grâce à des documents visuels et textuels rares ou inédits (Album Anne Hébert).


 

Voici quelques œuvres marquantes d’Anne Hébert pour se remémorer cette écrivaine d’exception :

 

Kamouraska


Au chevet de son époux mourant, c’est sa propre mémoire que veille Elisabeth d’Aulnières. Enfouis sous le temps et les songes, les souvenirs de sa jeunesse tumultueuse refont surface : l’histoire, en 1839, de son innocence salie, d’une passion tragique de chair et de sang, d’amour et de mort. Un secret dissimulé sous l’opaque silence des apparences et de l’honneur. Un amour éperdu enterré vivant sous les neiges québécoises...


Les fous de Bassan


Le vent, la pluie, la rumeur de la mer et la pesanteur du passé font de Griffin Creek, petit village du Québec, un lieu étrange et presque hors du monde. Un soir de l'été 1936, deux adolescentes vives et lumineuses, enviées ou désirées pour leur beauté par toute la petite communauté protestante du village, disparaissent près du rivage. A travers la voix ou les lettres de différents personnages, on assiste à la tragédie qui commence à se jouer, bouleversant ce village figé dans la tradition et le respect des Commandements. Prix Femina 1982.

 

Le torrent

Le torrent raconte le drame d'un jeune homme, privé de son enfance et « dépossédé du
monde », qu'une mère acariâtre, pour cacher son déshonneur et la faute dont elle se sait coupable, destine à la prêtrise.

 

Le premier jardin

 

Flora Fontanges, une actrice vieillissante, retrouve à la faveur d’un engagement dans la pièce de Samuel Beckett, Oh les beaux jours, son Québec natal. Partie vivre en France, Flora s’est dédoublée dans les personnages qu’elle a interprétés tout au long de sa carrière, mais ce retour au pays la force à un retour sur elle-même. Les vestiges et les souvenirs du passé viennent se superposer au visage que la ville lui offre, et peu à peu remontent à la surface les moments les plus sensibles de sa mémoire, chacun des épisodes de son enfance qui ont décidé de son destin.

 

Les chambres de bois

 

À la mort de sa mère, Catherine, fille d’ouvrier, tient seule la maison familiale. Michel, un jeune homme fortuné la demande en mariage. L’ascension sociale tant espérée laisse bientôt place à la désillusion. Le couple diabolique formé par Michel et sa sœur la harcèle et l’étouffe. Au seuil de la folie, elle décide de reprendre sa liberté...


L’enfant chargé de songes


Jusqu’à cet automne-là, la vie pour Julien s’écoulait, enfantine et recluse entre Pauline sa mère et Hélène sa petite sœur. Une sorte de royaume absolu où leur mère régnait sans partage. Survint une saison de pluie douce et de coups de soleil furieux. Il a suffit alors qu’une fille surgisse, belle et malfaisante, montée sur un cheval gris pommelé, et disparaisse dans un claquement de sabots, pour que le cœur de Julien s’emplisse à ras bord de larmes et de songes. Il a suffi d’une voleuse de chevaux pour que rien ne soit plus pareil après cet automne-là, au bord de la rivière Duchesnay. Un superbe et émouvant roman sur la jeunesse qui tente de s’affranchir du monde de l’enfance. Prix du gouverneur général 1992

 

Œuvre poétique 1950-1990



« La poésie est une expérience profonde et mystérieuse qu’on tente en vain d’expliquer, de situer et de saisir dans sa source et son cheminement intérieur. Elle a partie liée avec la vie du poète et s’accomplit à même sa propre substance, comme sa chair et son sang. Elle appelle au fond du cœur, pareille à une vie de surcroît réclamant son droit à la parole dans la lumière. Et l’aventure singulière qui commence dans les ténèbres, à ce point sacré de la vie qui presse et force le cœur, se nomme poésie. »


Vous pouvez aussi découvrir sa poésie en chanson puisque Sylvie Paquette chante Anne Hébert sur son nouvel album, intitulé Terre originelle (Audiogram). 



(Les résumés sont ceux des éditeurs.)

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