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12 romans québécois de science-fiction

12 romans québécois de science-fiction

Par Josée-Anne Paradis, Les libraires, publié le 09/08/2016

Encore une fois cette année, les libraires donnent rendez-vous aux lecteurs de tous genres pour la troisième édition de l'événement Le 12 août, j'achète un livre québécois! Rappelons que cette initiative a été lancée par les auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé via Facebook. Cet appel a eu un succès retentissant et depuis, libraires et lecteurs se préparent pour participer massivement à cette journée. Du 1er au 12 août inclusivement, nous vous proposerons chaque jour 12 titres québécois que vous pourrez voir apparaître sur notre site. N'hésitez pas à vous en inspirer et à ajouter des titres à ceux suggérés.

Les littératures de l'imaginaire possèdent une force que les romans ancrés dans la réalité n’ont pas toujours: elles arrivent, par le biais de la projection ou de la métaphore, à mettre en lumières les dessous de notre société, les ficelles derrière notre système. De plus, les littératures de l'imaginaire sont un terreau fertile pour laisser vivre la créativité; aucune limite n'y est imposée. Les créateurs d'ici sont talentueux, diversifiés et originaux: découvrez-en douze! 

 

Petits démons
Daniel Sernine (Six Brumes)

Huit enfers terrestres. Notre histoire est riche de légendes. Au coeur de ces récits mythiques, la figure du démon règne en maître, symbole des tentations obscures menant tout droit aux abysses de la damnation éternelle. Au fil des siècles, à Québec, Neubourg ou Granverger, les descendants des familles Vignal et Davard sont touchés par l'ombre du Mauvais. Petits ou grands, nommés ou non, les démons renoncent rarement à leurs proies humaines. Des rituels inquiétants, des livres maudits, des oeuvres d'art magiques, des gargouilles fatales et des églises sous influence maléfique... Petits démons inscrit sur le parchemin du passé huit récits pour mettre en scène les multiples incarnations du Diable. [Résumé de l’éditeur]

 

La lettre F
Jean-François Somain (Soulières)

Pourquoi? Oui, pourquoi dois-je m’enfuir et me cacher, tricher, éviter les lieux publics? Ne rien laisser transpirer de mon identité. Et j’ai peur. Moi, Serge Féneau, j’ai vu mon prof se faire sauter à la dynamite. «Je ne marche plus», m’avait-il dit, et «de toute façon impossible de s’y opposer»… Je n’ai rien compris… et puis le choc, comme un mur de briques en plein front. Je fais partie des F, de tous les F qui ont disparu, qui sont morts, même sous mes yeux, comme mon prof, Daniel Fauteux. C’est l’ordinateur qui a choisi: il ne fait aucune distinction entre l’âge, le sexe, la couleur de peau, la religion... Pour une société meilleure, l’État va donc éliminer toutes les personnes dont le nom commence par F. Moi, je veux sauver ma peau. La lettre F, un roman au sujet terrifiant, est un excellent livre pour éveiller les consciences. (Josyane Girard, Le Fureteur)

 

Le jeu du Démiurge
Philippe Aubert Côté (Alire)

Pour sa première incursion dans la science-fiction, Philippe-Aubert Côté frappe fort, avec un diptyque puissant et envoûtant. Le jeu du Démiurge est un space opera magistral, dont la triple intrigue, dont l’une a lieu plus d’un siècle avant les autres, se déroule dans un univers riche et foisonnant. La plume de Côté est tout en finesse, et il parvient sans mal à nous faire voir le monde étrange dans lequel évoluent ses personnages. Ils sont nombreux, mais bien campés et dotés d’une personnalité unique, ce qui permet au lecteur de s’y identifier. Philippe-Aubert Côté montre une maîtrise impressionnante de ses intrigues, entre lesquelles il alterne, sans jamais perdre le lecteur. Il a également la faculté de synthétiser et de vulgariser des notions complexes, que ce soit le transhumanisme, la propulsion par antimatière, ou encore l’évolution humaine et l’exploration spatiale. Il s’amuse à disséminer les indices tout au long de son récit, afin que le lecteur puisse tenter de reconstituer le fil des événements et peut-être déterminer leurs conséquences. Mais une fois la poussière retombée et les dernières pages tournées, on réalise qu’on était, nous aussi, un pion dans Le jeu du Démiurge et que c’est l’auteur qui tirait les ficelles depuis le début. Mentionnons en terminant qu’il s’agit ici du premier roman de Philippe-Aubert Côté. Au vu de la qualité de celui-ci, nous ne pouvons qu’espérer qu’il ne tardera pas avant de nous plonger dans de nouvelles aventures, quelles qu’elles soient! (Pierre-Alexandre Bonin, Monet)

 

Anita. Cobayes (t. 1)
Marilou Addison (De Mortagne)

Marilou Addison s’est fait connaître par ses romans de fantasy et d’épouvante pour la jeunesse. Anita est donc son premier essai en roman d’horreur adulte. Et c’est un passage très bien réussi! Le génie d’Addison tient au fait qu’elle procède par étapes, afin que le lecteur ait le temps de s’habituer aux changements qui s’opèrent chez Anita, mais aussi de manière à ce que l’étape suivante semble logique, même si plus le roman progresse, plus le lecteur lui-même est pris au piège de l’obsession du personnage. Quant au gore, c’est un véritable buffet à volonté! Il faut avoir le coeur bien accroché pour terminer sa lecture et, franchement, ce genre de romans est trop rare en littérature québécoise. Bref, Anita se dévore du début à la fin. (Pierre-Alexandre Bonin, Monet)

 

L’île aux naufrages. Les villages assoupis (t. 2)
Ariane Gélina (Marchand de feuilles)

Florian Moret est le dernier descendant d’une ancienne famille de l’île d’Anticosti aux moeurs… étranges. Adeptes de taxidermie, meurtriers à leurs heures, les Moret ont un mode de vie plutôt hors-norme. Pour Florian, c’est d’ailleurs un problème, car il doit trouver une compagne digne de lui pour perpétuer sa lignée. Une jeune fille, vivant recluse, sous la lourde surveillance de sa mère, sera-t-elle la compagne idéale? Et qui sont ces enfants qui vivent dans les bois, se nourrissant de viande crue? Dans ce roman étrange, teinté d’érotisme sombre et servi par une très belle plume, l’auteure de Transtaïga, paru l’an dernier, continue son exploration des villages fantômes et de leurs étranges habitants, en restant dans sa veine de prédilection : les histoires noires à souhait. (Mariane Cayer, Daigneault)

 

La fonction
André Marois (La courte échelle)

Imaginez votre vie si une fonction vous permettait de revenir une minute en arrière et d’effacer ce qui s’est produit. Cette fonction seraitelle avantageuse ou non? Voilà la trame de ce roman. L’histoire débute avec Franck qui, rongé par les remords après avoir utilisé sa fonction, ne peut oublier les horreurs que l’usage de celle-ci a entraînées. Un soir, au club des « Fonctionnalistes », il rencontre Rosa qui, elle, rêve d’utiliser sa fonction pour créer la beauté. À travers diverses rencontres et témoignages troublants, ce roman fait réfléchir à notre existence et à celle de notre entourage. L’humain peut dissimuler bien des secrets, mais peut-il se les cacher à lui-même? (Geneviève Dumont, A à Z)

 

Un automne écarlate
François Lévesque (Alire)

Depuis le départ de son père, la vie de Francis, 8 ans, n’est plus ce qu’elle était. À l’école, il est devenu le souffre-douleur. Comment se fait-il que son père ne l’appelle jamais? Pour oublier sa triste réalité, Francis regarde en boucle des films d’horreur. Ainsi, lorsque deux enfants de son entourage sont sauvagement tués dans des circonstances nébuleuses, Francis est convaincu que les monstres de ses films d’épouvante ont envahi le réel. François Lévesque signe, avec Un automne écarlate, un premier roman noir d’une très grande efficacité. À travers le regard de Francis, l’intrigue flirte parfois avec le surnaturel, louvoyant constamment entre l’ima-ginaire enfantin et la réalité. Notons que le roman constitue le premier titre d’une série qui sera intitulée «Les carnets de Francis». Ça promet! (François Martin, Clément Morin - fermé)

 

Capitaine Wilder
Anne Robillard (De Mortagne)

Anne Robillard nous revient avec la suite de Qui est Terra Wilder?, qui est, selon moi, son roman le plus réussi. Capitaine Wilder nous transporte quinze ans plus tard, dans un univers fantastique où s’entremêlent les époques, mais l’auteure explique les différents phénomènes qui peuplent son récit afin que l’histoire demeure plausible dans l’esprit du lecteur. L’atmosphère qui règne à Nouvelle-Camelot, les liens d’amitié qui existent entre les divers personnages et l’aventure dans laquelle se lancent nos héros ne peuvent que vous emballer, et vous vous laisserez entraîner pour une deuxième fois dans cette guerre impitoyable que se livrent le magicien, le sorcier et leurs joueurs. Un roman débordant d’imagination, tout comme son auteure. (Isabelle Prévost-Lamoureux, La Maison de l'Éducation)

 

Le roi des rats
Joël Casséus (Leméac)

Hashlab est une sorte de bidonville habité par les Cagots qui essaient de survivre dans la cruauté des rues. À l’horizon, les phares de la tour de la Compagnie font miroiter le bonheur aux indigents. Mais les espoirs sont condamnés à être déçus. Aux antipodes du roman utopique, ce livre est un portrait de la brutalité, tendu comme un miroir. (Isabelle Beaulieu, Les libraires)

 

Une fêlure au flanc du monde
Éric Gauthier (Alire)

Une fêlure au flanc du monde est le premier roman d’Éric Gauthier, jeune auteur et conteur de talent dont les nouvelles ont maintes fois été récompensées par la critique spécialisée. Savant mélange de réalisme magique et de fantastique moderne, le roman relate les investigations de Malick, un magicien autoproclamé qui se voit obligé, pour fuir les machinations du gangster Scipion, de se terrer à Saint-Nicaise, petite ville de l’Abitibi où il a passé une partie de son adolescence. À son histoire se mêle peu à peu celle d’Hubert, un père divorcé cherchant désespérément un sens à sa vie. Également en fuite, Hubert réalise — un peu tard — que le petit groupe de méditation auquel il s’est joint quelques années auparavant use de méthodes pour le moins singulières (surnaturelles!). Bien malgré eux, les deux hommes seront rapidement rattrapés par leur passé. Il en résulte un très bon roman qui plaira à coup sûr aux amateurs de fantastique! (François Martin, Clément Morin)

 

Dictionnaires de la science-fiction
Guy Harley (Hurtubise)

Hurtubise a eu la brillante idée de traduire de l’anglais Dictionnaire de la science-fiction, qui contient « plus de deux cents titres célèbres ». Comme l’indiquent la préface intelligente et raisonnablement nuancée de l’écrivain Stephen Baxter puis l’introduction du responsable de l’ouvrage, Guy Haley, on a pris acte de la visibilité (littérale) de la SF dans le monde actuel par les écrans petits ou grands, et c’est surtout à cela qu’on a consacré les études et, particulièrement, les images. Si on prend au hasard un des thèmes choisis, « Sombres futurs, apocalypses et guerres spatiales », sur soixante-dix entrées, dix-sept sont des œuvres de fiction écrite. Le reste traite de films, de téléséries, de dessins animés divers et de mangas. Les amateurs seront comblés. (Elisabeth Vonarburg, Les libraires)

 

Revue Solaris
Collectif (Alire)

L’incontournable, pour les amateurs de littératures de l’imaginaire! Suggestions, articles, fictions : le tout rédigé par des passionnés du domaine, par de grands connaisseurs et de fins lecteurs! Découvertes assurées.

 

 

 

 

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