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12 polars québécois qui nous empêchent de fermer l’œil

12 polars québécois qui nous empêchent de fermer l’œil

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 07/08/2016

Encore une fois cette année, les libraires donnent rendez-vous aux lecteurs de tous genres pour la troisième année de l'événement Le 12 août, j'achète un livre québécois! Rappelons que cette initiative a été lancée par les auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé via Facebook. Cet appel a eu un succès retentissant et depuis, libraires et lecteurs se préparent pour participer massivement à cette journée. Du 1er au 12 août inclusivement, nous vous proposerons chaque jour 12 titres québécois que vous pourrez voir apparaître sur notre site. N'hésitez pas à vous en inspirer et à ajouter des titres à ceux suggérés.

Voici 12 polars québécois qui nous empêchent de fermer l’œil pour vous donner des idées pour vos achats du 12 août!


Rinzen et l’homme perdu

Johanne Seymour (Libre Expression)

Le nouveau duo d’enquêteurs de Johanne Seymour fait la force de ce polar : Rinzen, une Tibétaine, et Luc, un athée insomniaque, doivent collaborer sur le meurtre du frère Samuel Clément. Divergences d’opinion, confrontation de foi, hypothèses qui s’accumulent : un beau terreau à explorer. (Josée-Anne Paradis, Les Libraires)

Bienvenue à meurtreville
André Marois (Héliotrope)

C’est avec un humour noir grinçant qu’André Marois se lance dans l’histoire d’un tueur en série. Ce dernier commet ses crimes dans un patelin tout ce qu’il y a de plus tranquille… ce qui n’est peut-être pas sans déplaire au maire, puisqu’accourent policiers, curieux et journalistes. De quoi faire enfin connaître la tranquille Mandeville! (Josée-Anne Paradis, Les Libraires)

Benjamin
Hervé Gagnon (Libre Expression)

Joseph Laflamme court le scoop pour La Patrie, le journal d’Honoré Beaugrand, mais rien ne se passe dans la ville. Jusqu’à la découverte d’un corps dans le château de Ramezay abandonné. Que cherchait donc cet homme? L’inspecteur Arcand, Georges McCreary et Joseph sont bien décidés à le découvrir. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de se mêler d’une affaire d’État qui pourrait changer l’Amérique du Nord toute entière. Comme toujours, Hervé Gagnon tisse son récit autour de l’Histoire. La ville se dessine sous nos yeux et on se demande si les complots qu’il nous raconte sont réels, quand gouvernements et société secrète s’affrontent. Et puis il y a ses personnages, qu’on prend toujours plaisir à retrouver. Bienvenue à Montréal en 1893. (Morgane Marvier, librairie Monet, Montréal)

L’affaire Myosotis
Luc Chartrand (Québec Amérique)

Le journaliste québécois Luc Chartrand met à profit ses connaissances du Moyen-Orient pour livrer un thriller politique époustouflant, où meurtres, propagande et quête identitaire s’enlisent dans la poussière du conflit israélo-palestinien. L’affaire Myosotis est de la trempe des romans qu’on n’oublie pas. (Cynthia Brisson, Les libraires)

En complément : Entrevue avec l’auteur

Le blues des sacrifiés
Richard Ste-Marie (Alire)

Le sergent-détective Francis Pagliaro, enquêteur plein de sagesse de la Sûreté du Québec, ne l’a pas facile dans ce Blues des sacrifiés. Non seulement il doit résoudre un double, puis un triple meurtre où s’entremêlent mafia russe, enregistrements musicaux et mouvements radicaux islamistes, mais il lui faut aussi amadouer un témoin important en usant de beaucoup de philosophie – ça il connaît –, un témoin qui ne porte pas la police dans son cœur. Très réjouissant et habile, ce nouveau polar énergique de Richard Ste-Marie, le doué auteur de l’Inaveu et d’Un ménage rouge nous tient captif, tout en nous faisant, par une double narration, partager les émotions, parfois très contrastées, du mari d’une des victimes et de l’enquêteur. Le romancier québécois nous fait plonger aussi dans un univers qu’il maîtrise bien – l’ayant observé par sa profession –, celui de la musique et des pratiques illégales de ce milieu. Vous cherchez un polar à l’intrigue costaude et consistante, vous faire surprendre par une trame liant Pat Benatar et Stanley Kubrick, Richard Ste-Marie vous offre ce gage de satisfaction. (Christian Vachon, librairie Pantoute, Québec)

Excellence Poulet
Patrice Lessard (Héliotrope)

Luc Touchette est retrouvé assassiné dans la ruelle derrière la garderie qu’il dirige. Les suspects sont nombreux entre le salon de massage Spa Afrodite et la rôtisserie Excellence Poulet qui aurait des liens avec les motards. La police mène l’enquête, mais elle n’est pas la seule. Guy Papillon, de retour de son séjour au Portugal, a trouvé un petit boulot dans un pawn shop et s’ennuie. En plus, il fréquente le restaurant régulièrement et a exercé le métier de détective privé.  Patrice Lessard ouvre la nouvelle collection des éditions Héliotrope avec un très chouette roman noir. On voit les rues de Rosemont, on sent l’odeur du poulet et on entend les discussions de comptoir. Patrice Lessard réussit à installer l’atmosphère en quelques mots. Son style, avec les dialogues intégrés au texte, l’humour de la situation, les personnages hauts en couleur, tout est réuni pour l’amateur de roman noir urbain. Un plaisir presque trop court! (Morgane Marvier, librairie Monet, Montréal)

En complément : Entrevue avec l’auteur

Les anges sacrifiés
Sylvie-Catherine de Villy (Recto-Verso)

Jeanne Laberge se retrouve avec une enquête surprenante sur les bras. Le corps d’un adolescent est découvert dans un conteneur, en position fœtale. Le crime se révèle encore plus crapuleux lorsque l’autopsie démontre que le cadavre est énucléé. On lui a retiré les yeux, le foie et le cœur. Comment peut-on pousser si loin l’ignominie en commettant une telle horreur? Ce meurtre a peut-être un lien avec ceux commis en 1968 et dont l’enquête n’a jamais été résolue. Enceinte, Laberge mène cette curieuse affaire à partir des bureaux du SPCUM; c’est la condition imposée par Claude Levasseur qui l’autorise à revenir à la suite de l’agression qu’elle a subie. Assistée de ses collaborateurs, elle devra se fier à eux sans toutefois bénéficier de la précieuse aide de son adjoint, James Nixon, qui a demandé son transfert dans une autre équipe… Un autre mystère à résoudre pour notre inspecteur! [Résumé de l’éditeur]

Du sang sur les lèvres
Isabelle Gagnon (Héliotrope)

Des jumeaux. Des Français. Alix et Paul. Presque la quarantaine. Leur vie a basculé quand ils étaient enfants : leurs parents sont morts de façon violente. Leur but : la vengeance. Éliminer
« Monster », le responsable. Quand Paul disparaît sans un mot, plus longtemps qu’à l’habitude, Alix sait : elle doit le retrouver pour prendre part au châtiment. Le détective qu’elle embauche le retrace au Québec, à Pohénégamook, à la frontière du Maine : c’est dans cet État, tout près, que « Monster » habite maintenant... Seule solution pour elle : traverser l’Atlantique afin de rejoindre Paul immédiatement. À son arrivée, elle apprend que son frère a tout prévu. Il reste à exécuter le plan! Un récit froid, sans demi-teinte. Une quête impitoyable… (André Bernier, librairie L’Option, La Pocatière)

En complément : Entrevue avec l’auteure

Le mauvais côté des choses
Jean Lemieux (Québec Amérique)

André Surprenant, fraîchement arrivé au sein du SPVM, constate rapidement que l’activité criminelle est autrement plus trépidante à Montréal qu’aux Îles-de-la-Madeleine ou en banlieue de Québec : le crime organisé semble impliqué un peu partout, peut-être même derrière cet assassin coupeur de main qui fait des siennes. Alors que les victimes de « l’amputeur des ruelles » s’accumulent, alors que le SPVM se transforme en « nid de vipères », les choses se compliquent encore plus pour Surprenant qui doit maintenant enquêter sur sa propre histoire familiale, retrouver un père « revenu d’entre les morts », découvrir la vraie nature de son oncle protecteur. Risquant un œil du « mauvais côté des choses ». Surprenant, l’enquêteur en quête de sérénité, s’apprête à rassembler les morceaux reconstituant son casse-tête familial. Un thriller inspiré, énergique, où émotion et rebondissement se donnent rendez-vous. Avec ce suspense qui se prend en douceur, Jean Lemieux s’affirme comme une des bonnes plumes du polar québécois. (Christian Vachon, librairie Pantoute, Québec)

L’heure sans ombre
Benoît Bouthillette (Druide)

L’auteur remet en scène son inspecteur amérindien qui s’était déjà démarqué en 2005 dans La trace de l’escargot (prix Saint-Pacôme). Pour sa deuxième enquête, le policier montagnais se retrouve… à Cuba! Benjamin Sioui devra en effet élucider la disparition de plusieurs enfants de l’île. Un polar métissé et cultivé à découvrir! (Cynthia Brisson, Les libraires)

En complément : Entrevue avec l’auteur

Et à l’heure de votre mort
Jacques Côté (Alire)

7 septembre 1894… La grande salle de l’hôtel Windsor est bondée de notables. Tous sont venus entendre Georges Villeneuve, médecin-expert à la morgue de Montréal, et son collègue, le docteur Wyatt Johnston, exposer les raisons qui les poussent à demander la construction d’une nouvelle morgue. Villeneuve a à peine terminé son discours quand surgit le lieutenant Bruno Lafontaine : une atrocité s’est produite dans un taudis de Griffintown et il a besoin de son expertise. Sur la scène du crime, une jeune femme gît dans son sang, littéralement éventrée à la suite d’un avortement clandestin. Villeneuve, qui tente d’inculquer aux forces de l’ordre des méthodes d’analyse modernes, dé­couvre bien peu d’indices en raison de l’incurie des agents. L’enquête sera longue et laborieuse. Villeneuve n’en poursuit pas moins ses autopsies à la morgue, ses cours aux étudiants en médecine et, depuis peu, son travail d’assistant-surintendant à l’asile Saint-Jean-de-Dieu, car il a enfin obtenu le poste d’aliéniste qu’il convoitait. Or, quand une deuxième, puis une troisième boucherie sont découvertes, la presse s’enflamme et la pression pour que soit arrêté le fou meurtrier devient intenable. Pour Villeneuve, à cette obligation de résultat immédiat s’ajoute une terrible responsa­­bilité : celle de l’aliéniste, dont le devoir est de protéger à tout prix les personnes atteintes de maladie mentale! [Résumé de l’éditeur]

Vrai ou faux
Chrystine Brouillet (Druide)

Alors que la détective Maud Graham commence à réaliser que ses parents se fragilisent, elle est appelée à enquêter sur le meurtre de Lydia Francoeur, la secrétaire de la résidence des Cèdres. Dans cet univers apparemment paisible, Maud et ses collègues de l’équipe d’enquêteurs du service de police de la ville de Québec font face à des embûches inhabituelles. Si ces policiers chevronnés savent composer avec la dissimulation et la manipulation, ils sont beaucoup moins familiers avec le flou, la frustration et la détresse découlant des problèmes liés au vieillissement. Il leur faudra rivaliser de détermination et d’humanité pour parvenir à reconstituer le fil des événements entourant la mort tragique d’une femme qu’on croyait aimée de tous. Avec une impressionnante maîtrise et une profonde sensibilité, Chrystine Brouillet brosse un tableau tout en ombres et lumière, vérités et mensonges. Ses personnages prennent vie, nous choquent, nous bouleversent, mais on retrouve avec bonheur l’univers de Maud Graham. [Résumé de l’éditeur]

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