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Une autre récompense pour La femme qui fuit

Une autre récompense pour La femme qui fuit

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 02/05/2017

Le roman La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles) a été couronné par le Club des Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal, qui en est à sa 9e édition. Ce prix s’ajoute aux nombreux honneurs que l’auteure a déjà remportés pour cette sublime œuvre, qui récolte un succès critique et populaire. La femme qui fuit a notamment reçu le Prix des libraires du Québec, le Prix littéraire France-Québec et le Grand Prix du livre de Montréal.

Ce prix récompense l’ouvrage le plus apprécié des membres du Club des Irrésistibles. Le Club rassemble des amoureux de la culture et de la littérature. D’abord un club local, il compte maintenant des milliers de membres qui proviennent notamment du Québec, du Canada, de la France, de la Belgique, de la Suisse, d’Espagne et des États-Unis. Il a été créé en 2007 à l’initiative de Marie-Anne Poggi. Depuis 2009, le Club remet ce prix annuel pour souligner la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. 

Le jury, qui se composait de 112 membres, a donc préféré La femme qui fuit aux autres titres en lice, qui étaient Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre (Albin Michel), Le mystère Henri Pick de David Foenkinos (Gallimard), L’amie prodigieuse (t. 1) d’Elena Ferrante (Gallimard) et Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor (Autrement).

« L’auteure raconte/imagine la vie de sa grand-mère, Suzanne Meloche, première écrivaine automatiste, femme du peintre Marcel Barbeau. Suzanne décide un beau matin d’abandonner mari et jeunes enfants pour embrasser la vie, le refus global. C’est écrit au “tu”, la narratrice interpelle l’absente, pour s’en approcher, la saisir, l’accueillir, l’inventer et à la fois, l’admonester. On y croise Borduas, Gauvreau, Pollock, Riopelle, New York, Saint-Jean-Baptiste de Rouville, le mouvement de libération des Noirs dans les Amériques et toute une bande de rebelles et de “garrocheux” de peinture, ça virevolte, éclabousse sur les toiles et sur les corps nus des filles. Intense traversée de l’Amérique, du désir, de la liberté “comme une nécessité extrême”, de la folie et de l’abandon. De courtes phrases, des métaphores, lancées sur la page blanche, incisives, assassines, comme on jette avec fureur la peinture sur la toile.
Que demander de plus? Lire. »
-Commentaire d’un membre du Club des Irrésistibles à propos du roman gagnant

 

L’an dernier, ce prix avait été décerné au roman D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan (JC Lattès).

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