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Les finalistes du prix Émile-Nelligan

Les finalistes du prix Émile-Nelligan

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 25/04/2017

Normalement, trois finalistes sont désignés pour le prix Émile-Nelligan. Cette année, c’est plutôt quatre recueils de poésie qui ont été sélectionnés par le jury : Déjà la horde de chair se tait d’Ariane Audet (L’Hexagone), La main invisible de Charles Dionne (Le Quartanier), La vie sauve de Jonathan Lamy (Le Noroît) et Amélia de Laurence Veilleux (Poètes de brousse).

La Fondation Émile-Nelligan, qui honore la mémoire du poète, décerne chaque année, depuis 1979, un prix à un poète émergent de 35 ans et moins pour un recueil publié en français au cours de la dernière année. Cette récompense s’accompagne d’une bourse de 7500$, tandis que les finalistes reçoivent une bourse de 500$. Pour cette édition, Michaël Trahan préside le jury, composé également de Louise Dupré et de José Acquelin. 

Le lauréat sera connu le 11 mai prochain. L’an dernier, la poète Rosalie Lessard avait remporté cet honneur pour L’observatoire (Le Noroît).


Voici des extraits des recueils en lice :


Déjà la horde de chair se tait
Ariane Audet (L’Hexagone) 

« mes paroles rabattues à peine imaginables
tâtonnant la dureté
renflouent cachées d’envie
voulant désespérément vivre
»

 

La main invisible
Charles Dionne (Le Quartanier)

« j’agis je me montre brise le silence
je ne pourrai pas encore longtemps
faire les premiers pas de ma vie
entouré de ceux avec qui je ne partage rien
le torrent est violent entre les roches
je suis emporté loin
derrière la frontière j’ai un millénaire
de retard si ça n’arrive pas maintenant
ça n’arrivera jamais
si au moins quelque chose arrivait »

 

La vie sauve
Jonathan Lamy (Le Noroît)

« nous sommes
dans l’atelier des larmes
des tombeaux ouverts

tout blesse
tout de travers

nous ne sommes
à l’abri de
rien »

 

Amélia
Laurence Veilleux (Poètes de brousse)

« Tu enfermes tous les soleils
bouges de travers dans les traces
craches une lueur visqueuse
dans une cage sans serrure

où il n’y a plus de place
pour la mort. »

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