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Le prix Athanase-David 2014 va à Jean Royer

Le prix Athanase-David 2014 va à Jean Royer

Par Isabelle Beaulieu, publié le 07/11/2014

 « Tu ne racontes pas le réel
mais l’invisible sensation
d’appartenir au langage
contre l’usure du monde […] »
«Poèmes de veille», Jean Royer

Le prix Athanase-David est un des 14 Prix du Québec remis à des personnalités issues des arts et des sciences pour l’ensemble de leurs réalisations. Le prix Athanase-David est décerné en hommage à la carrière d’un écrivain. Beaucoup parmi les plus illustres l’ont reçu : Félix-Antoine Savard (le premier lauréat, 1968), Gabrielle Roy, Hubert Aquin, Anne Hébert, Gaston Miron, etc.

Cette année, c’est à Jean Royer que l'honneur a été accordée.

« C’est le plus beau cadeau que l’on puisse recevoir de ses pairs et de l’État du Québec. En plus, je le recevrai des mains de la petite-fille d’Athanase David [il s’agit de l’actuelle ministre de la Culture du Québec, Madame Hélène David]. Ce geste me touche beaucoup en raison de la transmission qui a été mon idée phare depuis mes 20 ans, la transmission de notre culture et de notre littérature. »

Poète, Monsieur Royer est également journaliste littéraire et écrit des récits, ainsi que des ouvrages de référence sur la littérature. Il fonde en 1976 la revue de poésie l’Estuaire, encore bien vivante aujourd’hui. De 1978 à 1991, il dirige les pages culturelles du journal Le Devoir où il donne visibilité et priorité aux auteurs québécois. Dans sa carrière, Jean Royer a mené plus de 200 entrevues d’écrivains, avec entre autres Julio Cortázar, Marguerite Duras, Milan Kundera, Georges Perec et Marie Cardinal. Ces entrevues sont réunies en cinq tomes aux éditions l'Hexagone sous le titre Écrivains contemporains.

Il dirige les Éditions l’Hexagone de 1991 à 1998 et préside la Rencontre québécoise internationale des écrivains et l’Académie des lettres du Québec de 1996 à 2005.

« Quand elle arrivera derrière moi, la Sournoise, celle qu’on attend et qu’on n’a pas invitée, celle qu’on appelle la Mort et qui n’est qu’une fin, qu’un départ vers l’autre nuit insaisissable, vers la demeure du silence, quelle sera mon attitude ? Laquelle de la peur ou de la révolte voudra s’emparer de moi ? Aurai-je la force morale et la sérénité de ma mère, qui, devant sa mort annoncée, nous a raconté sa vie d’amour avant de lancer le mot ‘’déjà ‘’ ? »
«La main nue», Jean Royer

Sources: 

Prix du Québec

Éditions L’Hexagone

Photo : Louise Leblanc

ibeaulieu@leslibraires.ca 

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