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La sélection du Goncourt du premier roman

La sélection du Goncourt du premier roman

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 21/04/2017

Le Goncourt du premier roman a dévoilé sa sélection pour l’année 2017. Quatre romans sont en lice : Un collectionneur allemand de Manuel Benguigui (Mercure de France), Marx et la poupée de Maryam Madjidi (Nouvel Attila), L’abandon des prétentions de Blandine Rinkel (Fayard) et Looping d’Alexia Stresi (Stock). Le lauréat sera connu le 3 mai prochain. 


Un collectionneur allemand
Manuel Benguigui (Mercure de France)
De son plus jeune âge, Ludwig fut absorbé par l’art. Il vivait par les œuvres, pour les œuvres, et rien d’autre. Leur vision, leur vision seule et simple lui tenait lieu de nourriture fondamentale. Principalement les tableaux, toiles et panneaux. Ludwig se contrefichait de la Terre et de ses habitants. Il n’aimait que l’art, il ne voyait que cela, et pas les hommes derrière. C’est tout juste si les artistes y sauvaient leur peau. L’humanité ne l'intéressait pas, il ne voulait en voir que les créations. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Ludwig, officier de l’armée allemande, est en poste à Paris dans un service dévolu à la confiscation des œuvres d’art, où il excelle. Protégé par Goering, lui-même collectionneur compulsif, il attise les jalousies. Mais Ludwig ne déroge pas à sa mission, mû par une exigence et une intransigeance esthétiques qui l’éloignent de plus en plus du monde des hommes. Pourtant, le jour où il croise Lucette, quelque chose en lui vacille. Pour la première fois de sa vie, il est ému par un visage et un corps de chair...


Marx et la poupée
Maryam Madjidi (Nouvel Attila)
Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays, l’éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes –, l’effacement progressif du persan au profit du français qu’elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale. Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.


L’abandon des prétentions
Blandine Rinkel (Fayard)
« Qu’est-ce qu’une vie réussie? » Au bic, Jeanine recopie la question sur un post-it, puis, comme chaque jour, part marcher. Croisant, au cours de ses dérives, divers visages : un architecte syrien fuyant son pays, un danseur étoile moscovite, une mythomane espagnole… Ne sous-estime-t-on pas, d’ordinaire, l’amplitude des voyages intérieurs suscités par ces rencontres fortuites? Sans doute fallait-il, pour en prendre la mesure, le regard d’un proche. C’est sa fille qui dresse le portrait de cette femme de soixante-cinq ans, en autant de fragments, composant un kaléidoscope où se confondent le monde et une mère.


Looping 
Alexia Stresi (Stock)
Au début du XXe siècle, Noelie voyait le jour dans une petite ferme d’Italie. Mère analphabète, père inconnu. Ce départ dans la vie en valait-il un autre? Non. Même pour l’époque, il n’était pas bon. Soixante ans plus tard, Noelie invitait régulièrement à déjeuner chez elle ses amis du gouvernement, des célébrités de Cinecitta, des ministres libyens, des pêcheurs, des poètes, des huiles du Vatican et des amis d’enfance, restés paysans pauvres. Entre-temps, elle avait parcouru le Sahara à dos de chameau. Elle avait appris à piloter des avions pour rendre visite à des Bédouins, élevait des poules, ne se plaignait jamais, nageait des heures durant, jouait à la marchande de pétrole entre plusieurs États, aux Indiens avec ses petits-enfants. Elle était devenue richissime et n’en parlait pas. L’histoire de Noelie, c’est sa petite-fille qui nous la raconte. Elle fait revivre une femme libre, qui a transmis à sa famille joie de vivre, confiance et respect dû aux rêves, et dont la vie renferme de terribles secrets. Le conte de fées qu’elle a entretenu explosera en cauchemars de l’Histoire.



Les résumés sont ceux des éditeurs. 

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