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Décès de Jack Vance

Décès de Jack Vance

Par Isabelle Beaulieu, Les libraires, publié le 30/05/2013

Les amateurs de littérature de science-fiction le connaissaient bien. Il est selon un texte paru dans le New York Times "l'une des voix les plus atypiques et sous-évaluées de la littérature américaine". Cette voix s'est éteinte le 26 mai dernier à l'âge de 96 ans.

Jack Vance naît le 28 août 1916 à San Francisco. Il a d’abord travaillé dans la marine marchande et il publie sa première nouvelle en 1945. C’est en 1963 qu’il fait paraître Les maîtres des dragons qui le révélera aux lecteurs et qui lui vaudra le prix Hugo (récompense accordée aux meilleures œuvres de science-fiction). Sa longue nouvelle Le dernier château bénéficiera du même sort. Mise à part la littérature de science-fiction, Jack Vance écrit aussi quelques policiers, sa nouvelle L’homme dans la cage reçoit d’ailleurs le prestigieux prix Edgar en 1961.

Jack Vance est apprécié pour sa grande inventivité et se retrouve là où on ne l’attend pas nécessairement car il publie sous plusieurs pseudonymes - Peter Held, John Holbrook, John van See, Alan Wade, Ellery Queen. En 1980, il perd l’usage de la vue; ce qui ne l’empêchera pas d’écrire, utilisant un logiciel adapté pour poursuivre son œuvre. Il a plus de soixante publications et a été une inspiration pour plusieurs auteurs du genre. Dan Simmons (Le cycle d’Hypérion, L’échiquier du mal, etc.) témoigne avec éloquence de l’influence que Vance a eu sur son devenir d’écrivain :

 Que ce soit en ce jour de l'été 1960 (ça l'était) où j'ai ouvert mon premier Jack Vance, ou en une quelque autre saison de cette insignifiante et avant-dernière année américaine de 1962, j'ai découvert dans cette œuvre une prose inégalée et de la poésie de la science-fiction, me condamnant alors, non seulement à tenter d'écrire un jour dans le même domaine que ce Maître des Dragons, mais aussi à essayer de jouer les notes simples dont ce maestro faisait de si parfaits concertos et des symphonies aériennes semble-t-il faciles.

S'il était Mozart, je ne serais que son Salieri, peut-être, mais je savais que j'avais rencontré le matériau idoine, la sensation exacte, la vraie poésie, et un motif de continuer d'aimer la science-fiction bien après l'adolescence, la fac et mes années d'apprenti écrivain.

On peut lire et écrire les hommages au grand écrivain sur un site construit spécialement à cet effet: Hommage Jack Vance 

Sources :

France TV

ActuaLitté

ibeaulieu@lelibraire.org

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