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Les polars du Nouvel Obs

Les polars du Nouvel Obs

Par Isabelle Beaulieu, Les libraires, publié le 10/07/2013

L’association se fait d’elle-même : lorsqu’on pense à été, on pense à polars. L’un va rarement sans l’autre, et même si en vérité on peut lire ce qu’on veut quand on veut, se transbahuter un polar dans le sac à dos pour le lire tranquillement sous le parasol d’une terrasse ou sur le sable d’une plage ensoleillée demeure un must.

Voici dix polars que Le Nouvel Observateur nous propose :

(Les résumés sont ceux des éditeurs et l’ordre est alphabétique par noms d’auteurs.)

1. Chiennes de vies par Frank Bill, Gallimard, Série noire, 256 p.

Bienvenue dans l'Amérique profonde d'aujourd'hui, où les jobs syndiqués et les fermes familiales qui alimentaient les revendications sociales des Blancs ont cédé la place aux labos de meth, au trafic d'armes et aux combats de boxe à mains nues. Les protagonistes de Frank Bill sont des hommes et des femmes acculés au point de rupture, et bien au-delà. Pour un résultat toujours stupéfiant.

2. Des hommes de tête par Richard Birkefeld et Göran Hachmeister, Le Masque, 420 p.

Hanovre, avril 1926. C’ est la première course pour le Championnat motocycliste d’Allemagne. Deux des pilotes, Falk von Dronte et Arno Lamprecht, veulent profiter de l’enthousiasme des masses pour le nouvel âge de la technique. Ils sont rivaux depuis quelques années. Chacun a ses raisons d’effacer son passé munichois. Alors que Lamprecht essaie d’oublier le cadavre sans tête de sa femme en s’adonnant à la vitesse, à l’alcool et au jeu, il se retrouve dans le collimateur de la police criminelle qui recherche un meurtrier en série.

3. Le Pic du vautour par John Burdett, Presses de la Cité, 340 p.

Chargé de démanteler un réseau international de trafic d'organes, l'inspecteur Sonchaï Jitpleecheep se rend à Dubaï pour son enquête. Alors qu'il se fait passer pour un trafiquant, il rencontre les soeurs Yip, des jumelles chinoises aussi séduisantes que diaboliques. Très influentes dans le milieu, où on les surnomme les "Vautours", les deux jeunes femmes demandent à Sonchaï de leur livrer un millier de paires d'yeux.

4. Le cinquième témoin par Michael Connelly, Calmann-Lévy, 484 p.

Quittée par son mari, Lisa Trammel n’a soudain plus assez d’argent pour payer ses mensualités d’emprunt immobilier, et la Westland National Bank menace de saisir sa maison. Affolée, elle engage l’avocat Mickey Haller pour se défendre, mais révoltée par l’épidémie de saisies liée à la crise des subprimes, elle manifeste si souvent et si violemment contre sa banque qu’elle s’en voit interdire l’accès par la justice. Malheureusement pour elle et pour Haller qui espérait gagner du temps en faisant traîner les choses, le dossier se corse quand elle est brusquement accusée du meurtre de Mitchell Bondurant, un cadre dirigeant de la Westland retrouvé mort dans le parking de la banque.

5. Coyote Crossing par Victor Gischler, Denoël, 230 p.

À Coyote Crossing, un trou perdu de l’Oklahoma, tout semble paisible. Jusqu’à ce que l’adjoint du shérif égare un cadavre et déclenche une nuit d’enfer. Coyote Crossing : un bled tellement paumé que même les téléphones portables ne captent pas. Adjoint à mi-temps du shérif local, Toby Sawyer est appelé au chevet de son premier macchabée, Luke Jordan, un voyou notoire qu’on vient de cribler de balles. Sa mission : le surveiller toute la nuit. Une tâche pas vraiment excitante pour Toby, moins en tout cas que la perspective de rendre une visite éclair à sa jeune maîtresse. Après tout, un mort ne risque pas de prendre la poudre d’escampette, non ? Eh bien si !

6. Ils vivent la nuit par Dennis Lehane, Rivages, 544 p.

Boston 1926. En pleine Prohibition, l’alcool coule à flots dans les speakeasies, les armes font la loi et Joe, le plus jeune fils du capitaine Coughlin (Un pays à l’aube), est bien décidé à se faire une place dans le milieu de la pègre. Il commence par braquer un bar clandestin appartenant au parrain local Albert White, mais commet l’erreur de séduire sa maîtresse. La vengeance de White ne se fait pas attendre et Joe se retrouve derrière les barreaux. Entre son père et Maso Pescatore, le parrain qu’il rencontre en prison, son choix est fait. Pescatore se charge de son « éducation ».

7. Le Silence de Grace par Peter Robinson, Albin Michel, 448 p.

Après des années de succès à Hollywood, le compositeur anglais Chris Lowndes rentre chez lui, dans le Yorkshire. Sa femme est morte, et Chris rejoint seul et mélancolique les landes belles et sauvages de Kilnsgate House. Il y retrouve cette atmosphère de troublant mystère où rôdent les ombres du passé. Grace Elizabeth Fox, ancienne propriétaire de la maison qu’il habite, a été condamnée soixante ans plus tôt à la pendaison pour le meurtre de son mari. Et si elle était innocente ? Cette question l’obsède. Au point de revisiter toute l’affaire.

8. Les Fils de Judas par Ponson du Terrail, Manucius, 320 p.

Le 17 novembre 1465 au Liban, le grand Ma-Eddin fonde une secte religieuse qui réunit musulmans et chrétiens. Persécuté par les Ottomans, trahi par un de ses premiers disciples, Judasich, fils de Judas, il doit fuir. La parole du prophète s'enfonce alors dans la nuit. Veillée par quelques élus qui se transmettent son secret au fil des années, elle sera dissimulée pendant quatre siècles, dans l'attente de temps plus propices à sa révélation. Le moment est venu. Paris, 1865 : au milieu de la nuit, alors que la ville disparaît sous un violent orage, le chimiste Callebrand travaille dans le silence de son laboratoire ; seule la lumière rougeoyante du fourneau retient son attention. Ce soir, au cours de cette nuit d'apocalypse, il va enfin trouver la formule qu'il cherche depuis maintenant près de vingt ans.

9. Et vous trouvez ça drôle ? par Donald Westlake, Rivages, 368 p.

Certains cambriolages sont tellement impossibles que même John Dortmunder, avec l’inventivité confinant au génie qui le caractérise, n’y croit pas. Celui que projette Eppick, un ancien flic plutôt tenace, appartient à cette catégorie : voler un jeu d’échec de près d’une demi-tonne en or et pierreries, coffré dans la chambre forte souterraine d’une banque inexpugnable. Évidemment, personne ne veut tenter un coup pareil, qui s’apparente à un véritable suicide. Malheureusement pour Dortmunder, sa réputation parle pour lui et Eppick a les moyens de le faire chanter. Résigné, il n’a d’autre choix que de se surpasser…

10. Nid de guêpes par Inger Wolf, Mirobole Editions, 384 p.

Une semaine avant Noël, dans une maison abandonnée de la ville portuaire d’Arhus, un agent immobilier tombe sur le cadavre torturé d’un adolescent. A côté du corps, un amas de guêpes mortes. La nuit même, l’hôpital psychiatrique voisin signale la disparition d’un patient hanté par d’étranges réminiscences : une fillette aux traits flous, une maison blanche derrière un marronnier, et des guêpes.…
Le commissaire Daniel Trokic s’enfonce petit à petit dans un labyrinthe semé d’embûches. Il ne tardera pas à se rendre compte que, lorsque les adultes mentent, les enfants se vengent.

Source : Le Nouvel Observateur

ibeaulieu@lelibraire.org

 

 

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