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Les poètes en musique

Les poètes en musique

Par Isabelle Beaulieu, Les libraires, publié le 27/08/2013

On parle assez souvent des livres qui font l’objet d’adaptations cinématographiques mais on aborde plus rarement les adaptations musicales. Pourtant, plusieurs chanteurs sont inspirés par des poètes, ne nommons au Québec que Chloé Sainte-Marie qui a chanté Gaston Miron et bien d’autres, Yann Perreault qui a mis des airs sur les poèmes de Claude Péloquin et Thomas Hellman qui a porté en musique les mots de Roland Giguère.

Et justement, sort aujourd’hui chez les disquaires le deuxième album du Québécois Alex Nevsky, Himalaya mon amour - déjà, une première référence à l’univers de Marguerite Duras qui a scénarisé le film Hiroshima mon amour. Le chanteur confie à La Presse : « Je l'ai écouté pour la première fois l'automne dernier. C'était au bon moment. C'est complexe et c'est cru, c'est poétique, mais en même temps, c'est laid. Il y a tellement de contrastes...».

On peut entendre sur l'album divers emprunts à des écrivains, bien que les textes soient de Nevsky lui-même. La poésie des autres y figure un peu partout, Nevsky s'en servant pour la relier à son propre imaginaire. Pour exemple la chanson J'aurai des mains dont le titre est celui d’un poème de Pierre Morency et dans laquelle on peut aussi entendre les mots de Georges Dor: «L'homme est le plus beau des monuments lorsqu'il se tient debout».

La chanson Les coloriés fait référence au livre du même titre d’Alexandre Jardin, tandis que le titre La bête lumineuse est prise directement du film du même nom du cinéaste Pierre Perreault, qui était également poète.

Nevsky a aussi fait appel à l’auteur Jonathan Harnois (auteur du troublant Je voudrais me déposer la tête) pour l’aider dans l’écriture des chansons Tuer le désir et Si tu restes, inspirée de ses grands-parents.

Enfin, l’auteur-compositeur-interprète explique : « Himalaya, c’est peut-être une femme ou un lieu, quelque chose de clair et d’obscur en même temps, quelqu’un ou quelque part qu’on n’oublie pas et qui nous marque par son intimidant mystère, par sa capacité à déstabiliser, à ébranler, à émerveiller. »

Comme mentionné plus haut, cet album est en vente à partir d’aujourd’hui et sera lancé au Cabaret de la dernière chance (même le lieu du lancement est poétique) à Rouyn-Noranda lors du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue ce vendredi 30 août à 19h. Il sera ensuite au Cercle à Québec le mardi 3 septembre et au National à Montréal le jeudi 5 septembre.

En avant la musique!

Site Alex Nevsky 

La Presse

Journal Métro 

ibeaulieu@lelibraire.org

 

 

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