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Le bal des folles au cinéma

Le bal des folles au cinéma

Par Isabelle Beaulieu, publié le 28/01/2020

Sorti en août dernier, le roman Le bal des folles (Albin Michel) de Victoria Mas sera adapté au cinéma et réalisé par Mélanie Laurent qui en sera à son sixième long métrage (Respire, 2014; Demain, 2015; Plonger, 2017; Galveston, 2018). Le roman est le premier de l’auteure et a connu déjà beaucoup de succès depuis sa sortie. Il a reçu entre autres le prix Renaudot des lycéens et sera traduit dans quatorze langues.

Le roman évoque le bal des folles, un événement annuel qui avait lieu à la fin du XIXe siècle à l’Hospice de la Salpêtrière à Paris. À cette occasion, les notables de la ville étaient invités à se joindre aux malades pour festoyer le temps d’une soirée. Jean-Martin Charcot, neurologue en chef, avait initié l’activité, croyant qu’il était bénéfique pour les patientes. Ce livre présente une galerie de personnages, des femmes qui n’étaient souvent internées que parce qu’elles n’entraient pas dans le cadre restreint que la société leur réservait. Le film se concentrera sur le parcours de l’une d’entre elles et sera présenté comme un thriller, « depuis l’incarcération injuste, à la manière dont cette femme va parvenir à s’échapper de cet univers clos », explique Alain Goldman de la boîte de production Légende Films.

« Une toute nouvelle catégorie d’internées se forma dans les différents secteurs de l’enceinte : on les nomma hystériques, épileptiques, mélancoliques, maniaques ou démentielles. Les chaînes et les haillons laissèrent place à l’expérimentation sur leurs corps malades : les compresseurs ovariens parvenaient à calmer les crises d’hystérie; l’introduction d’un fer chaud dans le vagin et l’utérus réduisait les symptômes cliniques; les psychotropes – nitrite d’amyle, éther, chloroforme – calmaient les nerfs des filles; l’application de métaux divers – zinc et aimants – sur les membres paralysés avait de réels effets bénéfiques. […] Les folles n’effrayaient plus, elles fascinaient. C’est de cet intérêt qu’était né, depuis plusieurs années, le bal de la mi-carême, leur bal, l’événement annuel de la capitale, où tous ceux qui pouvaient se vanter de détenir une invitation passaient les grilles d’un endroit autrement réservé aux malades mentales. »

 


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