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Conakry, capitale mondiale du livre 2017

Conakry, capitale mondiale du livre 2017

Par Dominique Lemieux, Les libraires, publié le 03/04/2017

Douze ans après Montréal, c’est au tour de Conakry, capitale de la République de Guinée, d’être désignée comme Capitale mondiale du livre pour l’année 2017. La ville portuaire située en bordure de l’Océan Atlantique a été choisie par un comité international d’experts de l’UNESCO pour la qualité et la diversité de son programme, en particulier pour « l’attention accordée à l’implication des communautés » et « ses objectifs de développement qui mettent l’accent sur les jeunes et l’alphabétisation. » La ville francophone de Conakry succède donc à Wroclaw en Pologne.

Le lancement de l’initiative aura lieu le 23 avril prochain – la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur – au Palais des Nations, et les activités se poursuivront jusqu’au 22 avril 2018. La riche programmation mettra de l’avant le livre et la lecture, et comptera notamment une Journée du Canada le 1er juillet prochain.   

Conakry vibre au rythme d'une vie littéraire bien affirmée, organisant par exemple depuis près de 10 ans le festival bien connu des 72 heures du livre de Conakry. Pour découvrir la richesse littéraire du pays, nous vous proposons de découvrir quatre auteurs guinéens de grand talent :

Tierno Monénembo
Figure la plus connue de la littérature guinéenne, Tierno Monénembo vit aujourd’hui en France. Le fils de fonctionnaire a fui la dictature de Ahmed Sékou Touré à la fin des années 1960. Devenu docteur en biochimie, il se tourne vers l’écriture en 1979. Son œuvre, qui rassemble une quinzaine d’ouvrages, s’intéresse notamment à la situation en Afrique ou aux défis des exilés. Il a signé Le roi de Kahel, un roman qui aborde la colonisation de la Guinée lui ayant valu le prix Renaudot en 2008.  

Camara Laye
Né en 1928 dans un petit village de Haute-Guinée, Camara Laye est devenu un haut fonctionnaire en Guinée après des études de génie en France. Dans le milieu des années 1960, il fuit le pays pour la Côte-d’Ivoire, puis le Sénégal, où il meurt en 1980. Camara Laye a connu un grand succès grâce à son autobiographie L’enfant noir, où il relate son enfance heureuse et restitue les traditions et coutumes de tout un peuple.    

Hakim Bah
Hakim Bah n’a pas encore trente ans, mais a déjà construit une œuvre remarquée. Poète, dramaturge et nouvelliste, il a notamment signé la bouleversante pièce Le cadavre dans l’œil, où il se remémore son enfance passée avec sa mère dans le camp Boiro, à Conakry, pendant la dictature, et qui a été témoin de la mort publique de son père.   

Libar M. Fofana
Libar M. Fofana a également quitté son pays à la fin des années 1960, dix-sept après sa naissance en 1959. Son père croupissait alors dans la prison du camp Boiro. Installé en France, Fofana étudie l’informatique, avant de se tourner vers l’écriture. Il a publié six romans, dont le plus récent Comme la nuit se fait lorsque le jour s’en va, qui se passe à Conakry et qui raconte l’errance d’enfants mendiants.

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