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Collection Expression rouge: rougir de plaisir

Collection Expression rouge: rougir de plaisir

Par Isabelle Beaulieu, Les libraires, publié le 21/10/2013

Dans la foulée du succès de Cinquante nuances de Grey, les éditions québécoises Libre Expression ont décidé d’emboîter le pas en inaugurant une toute nouvelle collection érotique, pour l’instant exclusivement écrite par des femmes. Dès mercredi 23 octobre, tout lecteur, toute lectrice pourra se procurer l’un des livres de la collection lubrique, soit Le Maître Shibari d’Annie Ouellet, Paradis inc. de Pascale Jeanpierre, Dis oui de Blonde (Geneviève Lefebvre) ou encore Treize jours d’Emma de Marie-Christine Bernard.

Selon Marie-Christine Bernard, la venue de Cinquante nuances de Grey dans le paysage de la littérature érotique « a donné une espèce de légitimité à l’intérêt que peuvent avoir les femmes (comme tous les êtres humains) envers l’érotisme. » Que celles qui lorgnaient du côté du rayon des livres érotiques sans jamais oser s’y arrêter de peur d’être prises en flagrant délit se dépêchent de déculpabiliser ! Et pour ceux et celles qui prétendent que l’érotisme est de mauvais goût, Marie-Christine Bernard renchérit : «Un rapport sexuel, on peut résumer ça à des appendices qui rencontrent des orifices… et là on est dans la pornographie. L’érotisme réside dans le ressenti des personnages, ce qui se passe dans le corps oui, mais aussi dans leur tête, dans leur cœur ».

Annie Ouellet quant à elle avait bien l’intention de refuser l’offre de son éditeur mais c’est en réaction à ce premier élan qu’elle décide de faire volte-face. « Bref, je me sentais intimidée d'écrire un roman cochon. Ce qui, pour moi, était une raison suffisante pour me donner vraiment envie de relever ce défi. Car au cours des dernières années, mon processus créatif a consisté à me mettre en danger et à tenter des expériences qui me sortent de ma zone de confort. »
Ce qui nous permettra d’entrer dans l’univers du shibari, l’art millénaire japonais du ligotage. Son personnage masculin, le photographe Philipp Pulman, invite Ariane, la narratrice, à repenser son rapport au corps :

Il y a une certaine forme d'intelligence du corps. Une intelligence non verbale, mais capable d'exprimer des vérités qui ne peuvent être dites dans aucun autre langage. Ce qu'il manifeste est souvent dérangeant. Le shibari oblige le corps à parler, on n'est pas toujours prêt à accepter ce qu'il a à nous révéler.

Les lieux et situations sont diverses : un funérarium, une galerie d’art, Cape Cod, un festival western.

Bon, d’accord, puisque je vous entends supplier, voici un autre extrait :

Cela te faisait rire, ma manière de tout raconter en même temps. Tu laissais errer tes doigts sur mon dos nu et je parlais, je parlais, et puis ta langue veniat chercher les perles de sueur juste en haut des fesses, dans le petit creux, et tu te glissais sur moi, tes mains venant par-devant chercher mes seins tandis que ma croupe se pressait3à la rencontre de ton désir. Treize jours d’Emma

Que vous choisissiez l’une ou l’autre des quatre lectures proposées, elle vous fera entrer dans un monde fantasmé qui n’a rien pour déplaire. À moins que vous préfériez ne pas avoir à choisir et vous les offrir toutes ensemble? Dans ce cas, le coffret réunissant les quatre premiers livres de la collection sera disponible dès la mi-novembre!

Source: Journal de Montréal

ibeaulieu@lelibraire.org

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